31 Déc Il était une foi
Pour comprendre l’organisation actuelle de l’Aumônerie militaire Israélite, ses défis d’aujourd’hui, ceux de demain, il est essentiel de réfléchir à son implication dans la Première Guerre Mondiale.
De ce conflit, l’Aumônerie Israélite des Armées bénéficie à ce jour d’un héritage pour l’organisation du culte dans les armées et pour la reconnaissance de la contribution des soldats juifs, français, étrangers, et des aumôniers israélites, comme en attestent deux éléments signifiants, nés de la Première guerre mondiale :
•Le livre de prières La Tefila du soldat édité dès 1915, et qui témoigne d’une double fidélité à la France et au judaïsme.
•le symbole de la Magen David sur les tombes juives (à la place d’une croix latine).
Par ailleurs, pendant la Première Guerre mondiale, les aumôniers seront marqués à vie par ce qu’ils vivront sous l’uniforme, d’autres, payeront de leur vie l’engagement sous les drapeaux. De cette expérience, naîtra un rapport particulier aux blessés traumatisés, aux soldats tombés pour la France, aux familles et à la France une conception particulière de notre mission guidée par l’idée de kiddoush Hachem (sanctification du nom de Dieu) et de messirout nefesh (don de l’âme).
Notre aumônerie bénéficie ainsi, aujourd’hui, de l’image véhiculée par les aumôniers de la Première Guerre Mondiale, grâce à leur esprit de fraternité, des aumôniers israélites s’improvisant avocats au Conseil de Guerre pour des soldats non juifs et obtenant leur acquittement par exemple.
Lors du second conflit mondial, les rabbins ont servi dans l’aumônerie mais se sont également très fortement impliqués dans la Résistance et dans un travail de soutien et d’aide aux prisonniers dans les camps.
En effet, près de cinquante rabbins et ministres du culte moururent durant le conflit, soit en combattant soit en déportation.
Dans la continuité de cette tradition, l’aumônerie israélite poursuit actuellement ses missions au sein de l’armée et au-delà
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