09 Mar Pourim ou la fête des sorts
Pourim n’est pas mentionné dans la Torah, car le récit se déroule après la destruction du Temple de Salomon. Pourim rappelle la délivrance de la communauté juive exilée en Perse (vers – 520), grâce au courage d’Esther et de son cousin Mardochée pour contrecarrer le décret d’extermination d’Aman.
Le mot Pourim est un mot perse qui signifie » tirage au sort « , car Aman tira au sort la date du 14 adar pour exterminer la communauté. Par reconnaissance à l’Eternel, nous nous réjouissons en accomplissant quatre commandements divins.
Les quatre commandements divins de Pourim sont :
1- La lecture de la Méguila (texte du récit de Pourim) le soir et le matin.
2- Le repas de Pourim, michté.
3- L’envoi de mets entre voisins, michloah manot.
4- Les dons aux pauvres, matanot laévionim.
Lecture de la Méguilat Esther
C’est la mitsva de Pourim. Pour donner plus de solennité à l’événement, nos sages zal ont exigé que la lecture se fasse à partir d’un parchemin cacher et non d’un livre. Une manière de rappeler que le peuple juif accepta de nouveau la Torah à Pourim comme au Sinaï.
Quand ? On doit écouter la Méguila la veille de la fête. La lecture est valable toute la nuit. On doit la réécouter le jour même de la fête durant l’office de Cha’harit (mais tant qu’il fait jour, cette lecture est possible). La lecture de la Méguila du jour est plus importante que celle de la nuit. Il est organisé dans certains endroits plusieurs lectures le soir et la journée (se renseigner auprès de sa synagogue).
Qui ? Chaque membre de la communauté doit écouter la Méguila : homme, femmes et enfants, car tout le peuple était en danger à l’époque d’Aman. Toutefois, les enfants de moins de six ans qui ne peuvent rester tranquilles pendant toute la lecture et qui pourraient perturber le bon déroulement de la lecture sont dispensés.
Où ? Il est souhaitable de l’entendre à la synagogue en présence de nombreuses personnes, car la gloire de l’Eternel est grandie par la foule des fidèles, mais on peut aussi la lire partout et même sans minyan (un minimum de 10 personnes).
Le chahut
L’habitude s’est répandue de faire du bruit quand on cite le nom d’Aman. Cependant, ce chahut devra être supprimé après la mention de sa mort (car « Quand ton ennemi tombe, ne te réjouis pas« ). De toute façon, ce chahut ne doit pas empêcher l’audition de tous les mots de la Méguila.
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