Notice: La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon incorrecte. Le chargement de la traduction pour le domaine bridge a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action init ou plus tard. Veuillez lire Débogage dans WordPress (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in /home/lzytvie/aumonerie/wp-includes/functions.php on line 6260

Deprecated: Constant FILTER_SANITIZE_STRING is deprecated in /home/lzytvie/aumonerie/wp-content/plugins/timetable/class/sp-bookings.class.php on line 147
Aumônerie Israélite des Armées | La leçon de Hanoukka
Deprecated: WP_Dependencies->add_data() est appelé avec un argument qui est obsolète depuis la version 6.9.0 ! Les commentaires conditionnels IE sont ignorés par tous les navigateurs pris en charge. in /home/lzytvie/aumonerie/wp-includes/functions.php on line 6260
 

La leçon de Hanoukka

La leçon de Hanoukka

UN CLIVAGE

En 198 avant l’ère actuelle, Antiochus III, roi de Syrie de la dynastie des Séleucides, conquiert la Judée. Il manifeste une grande bienveillance vis-à-vis des Juifs. Il accorde à sa nouvelle province « une large autonomie ». Celle-ci connaît un réel essor économique. Un clivage va s’opérer entre les nantis et les pauvres: d’une part les riches propriétaires, les commerçants et les Cohanim (prêtres); d’autre part les artisans et les paysans. La civilisation grecque exerce une forte séduction sur les classes aisées. Elle se traduit par l’adoption de la mode vestimentaire, de la langue d’Athènes. Ce « parti de l’étranger » formera le groupe des Mityavnim, les « Hellénisants ».

LES HELLENIS

Judaïsme et naturisme

Sous Antiochus IV, il va se renforcer grâce au concours du Grand-prêtre Jason (anciennement Yéhoshoua). Celui-ci a déposé son frère Onias, moyennant de fortes sommes d’argent Onias avait le seul tort d’appartenir au mouvement des ‘Hassidim, fidèles à la tradition juive.

Jason hellénise Jérusalem. Il y construit un gymnase fréquenté même par les jeunes Cohanim du Temple. Les jeunes athlètes s’y exercent, entièrement nus, à la mode grecque. Ils seront précurseurs de la gymnastique suédoise… seul comptait désormais le culte du corps (n’oublions pas que « gymnastique » provient du grec « gymnos », nu). Il n’eurent même pas de scrupules à évoluer devant les idoles et les faux dieux de pierre comme Hercule.

Par voie de conséquence, l’étude de la Torah était négligée. Même la pratique religieuse était de plus en plus abandonnée. Hérésie suprême, certains pour ne plus se différencier des grecs, cherchaient à dissimuler leur Brit-Mila (circoncision) en recourant à une opération très douloureuse.

Ils étaient semblables à tous les renégats de l’histoire juive, de Adam, le premier homme à ‘Akhan, le voleur du butin de Jéricho. « Où est-donc? » (Gen.3.) demande Dieu à Adam. Et Rabbi Itshak d’expliquer: « il avait cherché à cacher sa circoncision ». Le prophète Osée dénonce cette tentation: « et eux, comme l’avait déjà fait Adam, ont transgressé l’alliance ». (Osée 6.) (Sanh.38 b). Ils avaient honte de l’alliance avec Dieu, scellée sur leurs corps ».

Mais en quoi l’attitude naturiste des athlètes hellénisants est-elle si condamnable?

Adam et Eve n’évoluaient-ils pas nus dans le jardin d’Eden? La nostalgie du paradis perdu et le retour à la nature réapparaissent en chaque génération, de Rousseau à nos jours.

Le premier couple originel, pour avoir bravé l’interdit du fruit défendu, prend conscience de sa nudité physique et morale. Jusqu’alors sans tabou, sans capacité de distinguer entre le bien et le mal, entre le pur et l’impur, la notion de honte était totalement absente de leur conscience. L’esprit du mal ou de la perversion était inexistant.

Comme le remarque excellement le Midrach, ils étaient couverts des Kotnot’Or, non pas des tuniques de peau, mais de lumière. Leurs corps rayonnaient de la lumière sublime du ciel. Tout le contraire de l’adage populaire qui affirme que la vision de la chair est triste. Selon le Zohar, leurs corps avaient la blancheur éclatante de la lune qui faisait l’admiration de toutes les créatures.

S’habiller

Mais après le péché, cet éclat originel subsista uniquement à la racine des ongles. d’où la coutume de les regarder au moment de la Havdal, la cérémonie de séparation entre le chabbat et la semaine, entre le sacré et le profane, pour nous remémorer les temps du paradis perdu où même les corps étaient glorieux. Le Créateur, intervenant directement mitsa de guimilout ‘hassadim habiller ceux qui sont dénudés. C’est un devoir de charité prioritaire: l’homme se différencie de l’animal en étant habillé.

‘Ham, fils de Noé, fut maudit pour avoir vu la « honte » de son père, s’en être moqué et n’avoir pas agi avec pudeur. Rav et Chemouel aggravent son cas, l’accusant d’avoir castré son père ou d’avoir commis un acte de pédérastie (Sanh.70.a). Actes assez graves pour lui valoir une telle condamnation et non la simple vision de la nudité de son père.

Pas d’excès

Les Maîtres du Talmud considèrent que dans certaines situations un excès de pudibonderie est coupable. Qu’est-ce qu’un faux dévot? C’est un homme qui, par exemple, voyant une femme qui se noie se dit: « je ne la repêche pas, parce que si je le faisais je verrais sa nudité ». (Michna Sota 22a).

Il est vrai que le grand principe de la Tseniout (pudeur) doit être respecté en général.

Quelle est la spécificité des descendants d’Abrahm: « ils sont timides, cléments et généreux, » dit le Talmud.

Un homme immoral est celui qui laisse son épouse aller et venir dans la rue, les cheveux découverts et les épaules nues, se laver avec les hommes ou se baignant avec eux (Talmud Guittin 90 b.). La Torah recommande de divorcer d’une telle épouse, « parce qu’il aura découvert en elle quelque chose de honteux. (Deut.24,1)

Des Barbares à la kipa

Le traité Yébamot 63 b dénonce les habitants de Barbarie et Mauritanie qui vont tout nu par les rues, car il n’y a rien de plus abominable et de plus odieux au regard du Tout-Puissant que de marcher nu dans les rues. A eux s’applique le verset: « l’intensité dit en son cœur, il n’y a point de Dieu » (Ps.14).

Le fait de vouloir se libérer de ses vêtements suppose nécessairement une volonté de se libérer de Dieu lui-même, en ne se sentant plus sous son regard. Même le fait de circuler tête nue pour les hommes peut être à la source du péché. Le Talmud Chabbat 156 b rapporte l’anecdote suivante pour illustrer ce propos: nous savons par Rabbi Na’hman ben Isaac, qu’Israël n’est pas sous l’influence des astres. Les devins avaient en effet prédit à sa mère que son fils serait un voleur. Aussi ne le laissait-elle jamais aller tête nue. Elle lui disait: « garde ta tête couverte, pour que la crainte du Ciel t’accompagne et prie la Miséricorde divine ». Il ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire. Or un jour qu’il était en train d’étudier assis sous un palmier, son couvre-chef glissa de sa tête. Il leva les yeux et aperçut des fruits sur l’arbre. Son inclination fut la plus forte: il grimpa sur le palmier et coupa un régime de dattes avec ses dents.

Avoir la tête couverte, c’est avoir conscience qu’il y a toujours au-dessus de soi l’Etre suprême qui nous observe. Mais c’est aussi la volonté de paraître le plus habillé possible, tel un militaire rehaussé par son képi, au service du Roi des Rois.

Dans le monde contemporain, où la tendance est plutôt à se découvrir non seulement la tête mais tout le corps, la tradition semble être en porte-à-faux. Elle vante la valeur de la pudeur.

La femme elle-même, est comparée à un trésor précieux dans son écrin que l’on cache à l’abri du regard, faute de quoi il serait dévalorisé. La femme moderne n’a t-elle pas perdu la « considération » de l’homme en s’exhibant si facilement, sans retenue? Ne risque-t-elle pas en prétendant vouloir se libérer, de devenir un objet sans valeur?

La petite fiole d’huile pure de ‘Hanoucca nous rappelle le mérite de cette petite lumière rallumée par les Hasmonéens qui a dissipé les ténèbres provoques par les Hellenisants.

Grâce à leur combat héroïque, nous savons aujourd’hui encore distinguer entre le pur et l’impur, entre la lumière et l’obscurité.

Et aussi: http://judaisme.sdv.fr/traditio/hanouka/signific/esprit.htm

No Comments

Post A Comment