30 Oct IL ETAIT UNE FOI
L’organisation actuelle de l’Aumônerie militaire Israélite, ses défis d’aujourd’hui, ceux de demain, est co – substantiellement liée à l’engagement des militaires français et étrangers de confession juive au sein des forces armées françaises. Or, cet engagement physique total, confinant parfois jusqu’au sacrifice suprême, n’aurait pu être sans l’accompagnement spirituel, moral et religieux porté par les aumôniers militaires, auprès des combattants autant que des familles.
Pendant la Première Guerre mondiale, les aumôniers seront marqués à vie par ce qu’ils vivront sous l’uniforme, d’autres, payeront de leur vie l’engagement sous les drapeaux. De cette expérience, naîtra un rapport particulier aux blessés traumatisés, aux soldats tombés pour la France, aux familles et à la France, issue d’une conception particulière de leur mission guidée par l’idée de kiddoush Hachem (sanctification du nom de dieu) et de messirout nefesh (don total de l’âme).
Aujourd’hui, l’Aumônerie Israélite des Armées perpétue ainsi les valeurs incarnées par les aumôniers de la Première Guerre Mondiale, dont certains confinent parfois aux mythes, tels les aumôniers Abraham Bloch (Grand rabbin), Jules Ruff, Joseph Cohen, Raoulsont devenus illustres, confinant parfois aux mythes, des s’improvisant par exemple avocats au Conseil de Guerre pour des soldats non juifs et obtenant leur acquittement, ou bien encore trouvant la mort en apportant un crucifix à un soldat agonisant, le prenant pour un prêtre.
Lors du second conflit mondial, les rabbins ont servi dans l’aumônerie mais se sont également très fortement impliqués dans la Résistance et dans un travail de soutien et d’aide aux prisonniers dans les camps.
En effet, près de cinquante rabbins et ministres du culte moururent durant le conflit, soit en combattant soit en déportation.
Un engagement dans l’Histoire qui passe par des histoires individuelles d’engagements.
SAVIEZ-VOUS QUE… ?
Pendant la Première guerre mondiale,13% du corps rabbinique est tué, l’aumônerie est l’un des services à avoir le plus fort pourcentage de tués en dehors de l’infanterie.
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